« Les voyages forment les jeunes », dit le proverbe. Avant ses 13 ans, Luke Doucet a déjà voyagé d'un océan à l'autre par le train — seul. Il a vécu à Halifax, Winnipeg, Vancouver, Toronto, et il a voyagé un peu partout. Fils de père acadien du Cap-Breton, et de mère irlandaise de la Nouvelle-Écosse, il a toujours été entouré de musique et d'histoires. À 15 ans, il joue déjà du blues dans les bars. À peine assez vieux pour conduire, il commence à gagner sa vie en trimballant sa guitare de ville en ville, plus tard de pays en pays. À 19 ans, il s'en va en tournée mondiale avec Sarah McLachlan.
Curieux, et qui sait écouter avec patience, ce jeune vieux routier traîne ses histoires de famille et de la route comme ses lettres de noblesse. Luke est un vrai raconteur : il a ça dans le sang.
Sang Bourgeois, son septième album, qu'il a produit lui-même, met en valeur son talent d'auteur-compositeur-interprète, et de guitariste hors pair. Mis en nomination pour un Juno pour son dernier album, Luke est aussi un producteur chevronné, ayant produit 2 albums pour sa femme, Melissa McClelland, et 3 pour NQ Arbuckle, pour ne nommer que ceux-là.
Le rock de Luke est fortement ancré dans le rock classique originel, avec des éléments de blues, de folk et de country alternatif, et contient des clins d'œil aux pionniers du genre. Il est entouré de son excellent groupe, The White Falcon — Rick Levesque, basse; Melissa McClelland, guitare, chant. On entend aussi de prestigieux collaborateurs tels que Glenn Milchem, Bazil Donovan, Jim Cuddy (tous de Blue Rodeo), et Neville Quinlan.
En février 2008 au Théàtre St-Denis, Luke et White Falcon avait ouvert le spectacle de Blue Rodeo. Philippe Renault, dans sa critique du Journal de Montréal, avait écrit sous l'en-tête, Virtuose : « Impossible de passer sous silence la performance de l'artiste canadien Luke Doucet en première partie… un grand talent, qui manie sa guitare avec virtuosité et sensibilité ».